III. Points de référence axés sur l’accès équitable

L’OCDE a recommandé au Canada de « continuer à déployer des efforts pour accroître l’accès, tout en encourageant une meilleure équité » (p. 8). L’accès équitable est plus souvent lié aux programmes autorisés comme la maternelle. Toutefois, la maternelle ne comble pas le besoin des parents en matière de service de garde. L’équité ne représente qu’un avantage supplémentaire à organiser l’éducation de la petite enfance de manière à combler les besoins éducatifs des enfants tout en permettant à leurs parents de travailler. La participation à l’éducation de la petite enfance comporte des obstacles de plusieurs natures : économiques, géographiques, culturelles, heures d’ouverture, etc. Toutes les provinces ont uni leurs efforts en ciblant les ressources afin que les programmes incluent les enfants ayant des besoins spéciaux.

Point de référence 8 : Maternelle pendant des journées complètes

La maternelle pendant des journées complètes est devenue la norme au Canada et, aujourd’hui, six provinces sur dix l’offrent et les autres y réfléchissent. De plus, la maternelle pendant des journées complètes tient compte du seuil de durée le plus susceptible d’améliorer les résultats scolaires et sociaux pour les enfants, tel que l’indiquent les recherches (Reynolds, 2011).

Point de référence 9 : 50 % des enfants âgés de 2 à 4 ans participent régulièrement à un programme d’éducation de la petite enfance

Ce point de référence concerne la participation régulière à un programme offert dans un centre ou une école et par des éducateurs qualifiés qui tiennent compte d’un programme conçu pour combler les besoins éducatifs et développementaux des enfants. Il est axé sur les enfants âgés de 2 à 4 ans, soit le groupe pour lequel la demande d’éducation de la petite enfance est la moins comblée. Les enfants de 5 ans ont été exclus, car la majorité d’entre eux fréquente déjà la maternelle. Les jeunes enfants sont moins susceptibles de participer à des programmes d’éducation de la petite enfance en raison du congé parental prolongé.

Le nombre d’enfants de 2 à 4 ans participant à des programmes d’éducation de la petite enfance a été calculé selon une compilation personnalisée des données de l’ELNEJ provenant d’un sondage qui portait sur le type principal de service de garde que les parents utilisent. Le sondage tient compte uniquement du type de service de garde utilisé si le parent travaille ou va à l’école. Il n’inclut pas les programmes d’éducation de la petite enfance offerts à l’école. Les enfants des parents qui ne travaillent pas fréquentent aussi un type d’établissement préscolaire sur une base régulière. Par conséquent, le calcul comprend une prévision conservatrice de 20 % des enfants âgés de 2 à 4 ans dont le sondage de l’ELNEJ n’a pas tenu compte. Il estime également l’inscription à des programmes d’éducation de la petite enfance offerts au titre du système d’éducation public et utilise les rapports du gouvernement en matière de fréquentation de la prématernelle. Les écoles ayant des haltes-garderies offrent un programme sur une base intentionnelle et les familles y participent régulièrement. Ce calcul en tient compte. Des mesures ont été prises afin que les enfants qui fréquentent à la fois la prématernelle et le service de garde ne soient pas comptés en double.

Le point de référence de l’UNICEF correspond à 80 % des enfants âgés de 4 ans qui participent régulièrement à un programme d’éducation de la petite enfance et à 25 % des enfants de moins de 3 ans. Ainsi, 50 % des enfants de 2 à 4 ans représentent la moyenne et ce point de référence est facilement atteignable (tableau 5.8).

Point de référence 10 : Financement conditionnel à l’inclusion des enfants ayant des besoins spéciaux

Le seuil de ce point de référence repose sur une politique provinciale qui exige que les programmes traitent de façon égale l’inscription des enfants ayant des besoins spéciaux et des autres enfants à titre d’orientation de la politique ou de condition de financement. La présence du financement pour inciter les programmes à faciliter l’assiduité n’offre pas de recours aux parents si leur enfant est exclu.

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